Les colonnes d’évacuation collectent les eaux usées de tous les logements d’une même verticale. Avec le temps, graisses, résidus et dépôts réduisent leur diamètre utile, jusqu’à provoquer des ralentissements puis des débordements — parfois chez un occupant qui n’est pas à l’origine du bouchon.
Les signes qui annoncent un engorgement
- Évacuations lentes dans plusieurs logements d’une même colonne.
- Remontées d’odeurs dans les sanitaires ou les cuisines.
- Bruits de glouglou dans les canalisations.
- Débordements ponctuels au niveau des étages bas.
Quand plusieurs logements d’une même verticale sont concernés en même temps, le problème est presque toujours sur la colonne commune, pas dans les logements.
À quelle fréquence curer ?
Il n’existe pas de règle universelle : la fréquence dépend de l’âge du réseau, du nombre de logements et des usages. Le bon repère est d’intégrer le curage dans un plan d’entretien préventif plutôt que d’attendre le débordement. Un contrôle périodique permet d’ajuster le rythme au cas par cas.
Curage préventif ou curatif
Le curage curatif intervient en urgence, une fois le bouchon formé, souvent avec un dégât à la clé. Le curage préventif, planifié, maintient le réseau dégagé et évite ces incidents. Sur la durée, le préventif revient moins cher et épargne bien des désagréments aux occupants.
Organiser l’intervention
Un curage bien mené s’accompagne idéalement d’un contrôle de l’état du réseau (caméra) pour repérer un point faible avant qu’il ne cède. Confier l’opération à un prestataire qui peut aussi réparer une canalisation défectueuse évite d’avoir à rappeler une seconde entreprise si un défaut est découvert.